Cette semaine, j'ai attaqué ma quatrième séance de course à pied et j'ai pensé que l'anecdote que j'ai vécue (et qui me brûle encore) pourrait intéresser certain(e)s d'entre vous ! Je pense que la situation dans laquelle je me suis retrouvée est arrivée à d'autres personnes dans leur jeunesse... Je m'explique.

Quand on s'installe seule pour la première fois, on n'a pas toujours le réflexe de s'équiper à 100% au moment d'entrer dans son premier appart'. Et le budget ne permet pas forcément de s'acheter tout en même temps, d'ailleurs. Alors généralement, l'armoire à pharmacie ne se remplit que des restes de médicaments et autres crèmes inutilisées après un traitement prescrit par le médecin. Jusqu'au jour où...

Vous décidez de vous mettre au sport. Vous achetez votre petite paire de running. Vous lisez tous les conseils pour débutants sur le net. Vous êtes motivée à bloc. Vous commencez à enchainer les séances de course à pieds. La première se passe bien. La deuxième un peu plus difficile. La troisième easy. Au milieu de la quatrième, c'est le drame : hiver oblige, vous courrez dans le noir et les obstacles sont peu visibles. Et là... C'est la chute !

Désinfecter une plaie...sans désinfectant (classique)

Rien de grave, finalement. Mais je me suis quand même retrouvée avec les genoux bien traumatisés et écorchés. Dans ma connerie folie, je me suis dis que ce n'était pas grand chose et j'ai tenu à faire 2 autres kilomètres pour ne pas perdre le rythme. ... . J'ai moins fait la maline quand j'ai retiré mon legging et que j'ai vu l'état sanglant de mes genoux. Ca m'a rappelé l'école primaire et les chutes dans la cour. Réflex ? DESINFECTER. Sauf que contrairement à l'époque de mes 8 ans, ma mère n'était pas là pour dégainer le spray qui pique et le "rouge" (aka l'éosine). Et j'ai beau avoir quitté le domicile familiale depuis maintenant 7 ans, je n'ai encore jamais eu besoin d'acheter de désinfectant... A la folle époque, il m'est arrivé de désinfecter une plaie au whisky mais c'est une sombre histoire dont je possède peu de souvenirs et dont je ne suis pas fière.

Que faire ? Aller en acheter ! Oui mais il est 22h et j'habite dans un trou pommé où les pharmacies ferment à 17h ou presque. J'appelle mes copains internes en médecine. "Nan mais La Débutante là... De l'eau et du savon, C'EST LA BASE et c'est EFFICACE ok ? Alors file sous la douche et rince les plaies puis savonne-les au savon de Marseille !".

Je m'exécute, sans savon de Marseille mais avec une huile de douche. Pas le must. C'est alors que me reviennent à l'esprit mes divers voyages et le souvenir de ce petit flacon acheté en Australie qui m'a sauvé la vie à nombreuses reprises (piqûres d'insectes, aphtes, infections bénignes...) : l'huile essentielle d'arbre à thé (ou tea tree en anglais). Après vérifications sur Internet et auprès de mes proches, je peux y aller : l'huile essentielle d'arbre à thé est un puissant antibactérien à large spectre (qui tue une grande variété de microbes, en gros). Et en plus, ça ne pique pas (chochotte, vous avez dit ?). Alors si vous n'avez pas de savon de Marseille, vous pouvez tenter ! Veillez néanmoins à ne pas utiliser une autre huile essentielle car certaines ont des effets très néfastes pour la peau lorsqu'on les applique en contact direct. Enfin, seules certaines d'entre elles ont des effets antibactériens.

Huile essentielle de Tea Tree et Aloe Vera

L'aloe vera, un produit cicatrisant

Au fur et à mesure de mes fouilles archéologiques dans mes affaires pour remettre la main sur ce précieux flacon australien, je me rappelle les inscriptions sur ma bouteille d'Aloe Vera conservée au frigo et dont je me sers comme hydratant : "Nutritif et réparateur"... Bingo, ça sera office d'éosine !

BILAN n°1 : si jamais vous vous trouvez dans la même situation que moi, à savoir : seule à 22h avec les deux genoux en sang et sans antiseptique, rappelez-vous : savon de Marseille (ou huile essentielle d'arbre à thé si vous en savez). Pour aider à la cicatrisation et continuer l'action antibactérienne : gel d'aloe vera frais ! Tout le monde n'en possède pas, certes... Mais je préviens, au cas où !

BILAN n°2 : prendre 10 minutes pour faire les stocks de produits essentiels à avoir dans sa pharmacie, ça ne coûte pas grand chose. Une bouteille de Diapseptyl, ce n'est pas la ruine. Et puis à la pause du midi ou directement sur Internet sur des pharmacies en ligne comme LaSante.net (recommandée par UFC Que Choisir), c'est vite réglé et ça évite de devoir jouer au petit chimiste à 22h un dimanche soir !